17137 - La Croix-Comtesse
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| La Croix-Comtesse | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Charente Maritime |
| Canton | Loulay |
| Code INSEE | 17137 |
| Code postal | 17330 |
| Population | 161 hab. (1990) |
| Nom des habitants | Les Crucicomtessins (nes) |
| Superficie | 262 hectares |
| Densité | 61 hab/km² |
| Point culminant | 60 m |
| Altitude | 43 m |
| Coordonnées (long/lat) | -00°29'40" E / 46°04'41" N |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
H
istoire de la commune
Son origine, la motte féodale.
Elle se confond avec la forêt de Chizé.
Historique de la forêt de Chizé
Avec plus de 5 000 hectares, la forêt de Chizé proprement dite constituait la plus importante forêt du Poitou médiéval, avec la forêt de Moulière (elle s’étendait au nord-est de Poitiers, entre la Vienne et le Clain. Aujourd’hui, c’est une forêt domaniale de 3 435 hectares).
Elle faisait, à l’époque gauloise, partie d’une bien plus vaste forêt, qui commençait, à l’ouest, à une vingtaine de kilomètres de La Rochelle, par la forêt dite aujourd’hui de Benon, se poursuivait par les actuelles forêts de Chizé, d’Aulnay, de Tusson (canton d’Aigre, en Charente) et se terminait à une trentaine de kilomètres au nord d’Angoulême.
Cette bande forestière, longue de près de 100 kilomètres, formait une sorte de frontière entre le territoire des pictons et le territoire des santons. Au début de l’ère chrétienne une importante voie romaine unit Saintes et Bordeaux à Poitiers. Elle franchit la frontière forestière gauloise près de Chizé, en séparant les actuelles forêts de Chizé et d’Aulnay. Un peu plus tard, une voie nord-sud, de Saintes à Niort, isola la forêt de Chizé de la forêt de Benon. Mais jusqu’au XIIe siècle et au XIIIe siècle et même jusqu’au XVe siècle, un même vocable, celui de forêt d’Argenson, sera donné indifféremment aux différents massifs forestiers de l’ancienne forêt frontière.
Isolée par les voies de St Jean d’Angély à Poitiers et de Saint Jean d’Angély à Niort, située à une égale distance des importants centres de St Jean d’Angély, Niort et Melle, la forêt de Chizé, massif principal et central de la forêt primitive, va vivre d’une vie propre à partir des premiers siècles de l’ère chrétienne.
L’époque gallo-romaine voit probablement la création de premiers grands domaines, villae ou comtés. Du Xe siècle au XIIe siècle, l’exploitation des ressources de la forêt et de nombreuses concessions de droits d’usage à des églises vont participer à la mise en valeur de la région. Au début de cette période, la forêt est avant tout une réserve de chasse.
Les comtes du Poitou paraissent avoir toujours disposé du château et de la forêt de Chizé : l’église, la terre et toute la forêt de Doeuil sur le Mignon avaient été données à l’Abbaye de Saint Cyprien de Poitiers vers l’an 1000 ; c’est sous l’impulsion du comte Guillaume du Poitou que l’ancienne église de St Séverin sur Boutonne s’est transformée en une abbaye de chanoines réguliers de l’ordre de Saint Augustin.
Avec la fin des comtes Guillaume (1136) et le passage du Poitou aux Plantagenêts, les concessions de terre et de droits d’usage à des églises cessent à peu près totalement. En 1169, Aliénor d’Aquitaine accorde un droit d’usage à l’abbaye de Fontevrault dans la forêt d’Argenson, probablement au profit du prieuré des Hermitans, près de Belleville. Richard Cœur de Lion fonde le prieuré de St Martin d’Augé, comme dépendance de l’abbaye de St Séverin sur Boutonne. Il accorde en 1177, à l’aumônerie Saint Jacques de Chizé le droit de prendre en la forêt tout le bois qui lui est nécessaire.
L’abbaye de St Séverin ainsi que de nombreux prieurés sont fondés : Marigny, Villiers en Bois, St Martin d’Augé, ... Il ne paraît pas y avoir eu de défrichements systématiques mais la multiplication de domaines ecclésiastiques a largement contribué au déboisement qui eut pour effet de grignoter les lisières de la forêt partout où la qualité du sol s’avérait suffisante pour porter des cultures et de la vigne.
Naissance du village
L’exploitation de la forêt, jusque là réservée essentiellement aux grands domaines ecclésiastiques, s’amplifie à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, par la création de villes neuves. La poussée démographique, si forte alors, provoque l’installation « d’hôtes », classe nouvelle de paysans, bénéficiant d’intéressants avantages destinés à les attirer en de nouveaux points de peuplement, sur des terroirs de valeur moindre que ceux plus anciennement exploités. En un demi-siècle, plusieurs bourgs sont créés : Belleville, La Cigogne, Villeneuve la Comtesse, La Croix Comtesse.
La Croix Comtesse « Crucem Comitisse » fut fondée après et comme Villeneuve la Comtesse par Raoul II, seigneur d’Exodun, près de la Mothe Saint Héray. Richard Cœur de Lion le maria, vers 1194, à une riche héritière, Aélis ou Alix, comtesse d’Eu et c’est de Richard qu’il reçu le territoire (sinon l’ensemble de la seigneurie de Chizé) où il créa ces communes.
La charte de création de Villeneuve la Comtesse accorde des droits d’usage, des franchises et fixe quelques redevances. Tous les habitants de la ville auront le plein usage dans la forêt, à l’exception de trois arbres, chêne, hêtre et frêne ; toutefois, lorsqu’il s’agira de construire une nouvelle maison, n’importe quel arbre pourra être utilisé, à condition de se le faire délivrer par les forestiers ; quiconque coupera alors du bois sans l’accord des forestiers sera passible d’une amende de 5 sous s’il est surpris dans les limites de la forêt ; il est interdit de couper du bois, de chasser ou de faire paître les bêtes dans les bosquets entourant la ville. Les habitants ne seront jugés que dans leur ville et ils ne pourront être condamnés à une amende supérieure à 5 sous, sauf en cas de vols, d’homicide ou de blessure mortelle. Ils sont exempts de taille, d’obligations militaires, de ban, de droit de vente sur leurs porcs. Comme il s’agissait d’une charte destinée à attirer les hôtes, chaque nouvel arrivant devait recevoir une tenure entière et de la terre. En contre-partie, chaque hôte paierait 5 sous de cens annuel, moitié à la Saint Jean, moitié à Noël, 4 chapons à la Toussaint, et la onzième gerbe de terrage. Tous les habitants étaient tenus de porter leur pain aux fours du comte.
La motte féodale ou castrale
Un texte du XVe siècle nous rapporte que le comte Raoul d’Exoudun et sa femme, Aélis ou Alix, comtesse d’Eu, séjournaient avec prédilection dans leur terre de Chizé et que « pour l’esbatement de la chasse » ils firent faire un édifice fortifié (1) et entouré de douves à Villeneuve et à La Croix Comtesse (probablement avant 1200). Cette construction a dû être abandonnée pendant la période des troubles de la Guerre de Cent ans en raison de l’existence de dispositifs fortifiés plus robustes à proximité, notamment à Villeneuve la Comtesse.
Sources : extraits de « la forêt de Chizé au Moyen Âge » d’après Robert Favreau - Bulletin philologique et historique du comité des travaux historiques et scientifiques 1963.
(1) Cet édifice était construit sur l’emplacement actuel d’un tertre, disposant encore par endroit de fossés, situé sur un terrain appelé « les douves » au centre du bourg et appartenant à la famille LÉTANG.
Une butte aménagée, c’est à dire une motte féodale ou castrale, servait de base à un ouvrage défensif.
La motte était surmontée par une tour, carrée ou rectangulaire, toute en bois. Elle recevait dans ses 2 ou 3 étages les réserves de vivres, le logement du seigneur et de sa famille et, au sommet, une plate-forme de guet en bois.
Un large fossé plus ou moins rempli d’eau doublait la palissade de pieux pointus qui entourait la motte et une porte unique communiquait avec l’extérieur, bien souvent à l’aide d’un pont incliné ou mobile.
Une seconde et haute palissade entourait également un terrain (basse-cour) sur lequel les paysans, placés sous la protection du seigneur, avaient édifié quelques cabanes de torchis ou de branchages. Les rues de l’amitié et des douves se tiennent sûrement à l’emplacement des seconds fossés.
Le toponyme de « La Croix Comtesse » peut s’interpréter comme suit : Le village est situé à un carrefour et l’on sait que des croix marquaient régulièrement les carrefours des routes médiévales. La comtesse désignée est Aélis ou Alix, comtesse d’Eu, citée plus haut.
A la Révolution Française, pendant la période de déchristianisation sous la Terreur, en 1794, tous les vocables à consonances religieuses ou rappelant l’Ancien Régime, sont éliminés. La Croix Comtesse devient « La Liberté ». Les anciens noms sont rétablis en 1801.
Lors d’une récente réunion, le Conseil Municipal a proposé que les habitants de La Croix Comtesse portent le nom de « cruci-comtessins ».
Personnes inhumées dans l'église
12 Octobre 1704 : (devant la petite porte) SICOT Marguerite – 70 ans – épouse de GAUVRY Mathurin, père et mère du curé.
1er Janvier 1713 : (vis à vis de la petite porte et de l’autre côté de l’église) GAUVRY Anne – 36 ans – épouse de MOYNET Jean, sœur du curé.
19 Février 1713 : ALBERT Jacques – 3 ans et demi – fils de ALBERT Louis, marchand et de ROUSSEAU Claire – La Lignate.
20 Septembre 1714 : (derrière la grande porte à main droite, en entrant) DE CASTELLO Jean Baptiste, écuyer, Seigneur de l’Effort – 60 ans –
22 septembre 1723 : TURPIN DE VILLOTTE Suzanne, décédée à la Gibertière, commune de Vergné.
19 juillet 1736 : ALBERT Marie – 23 ans – épouse de MOYNET Jacques Léon, aubergiste à TouT Y Faut.
18 décembre 1737 : DE LA LAURENCIE Jean Louis né le 14 décembre 1737, fils de DE LA LAURENCIE Jean Gabriel, Chevalier, Seigneur de l’Effort et autres lieux et de DE GENTIL Henriette.
3 janvier 1744 : DE LA LAURENCIE Jean Mariane, fils de DE LA LAURENCIE Jean Gabriel, Chevalier, Seigneur de l’Effort et de la Crignolée et autres lieux et de DE GENTIL Henriette.
8 juillet 1760 : DEMIER Philippe – 33 ans – marchand, de Notre-Dame de Niort, époux de GUILLON Henriette.
Au sujet de la famille DE LA LAURENCIE de l’Effort
Françoise Alexandrine LAINE DUVERGE épouse de Marie Jean de LA LAURENCIE et un de leurs enfants, Marie Alexandrine de LALAURENCIE épouse de François DESCURES ont été inhumées dans notre cimetière, respectivement en 1819 et 1840. Leurs tombes existent toujours et sont répertoriées aux Archives Départementales de La Charente-Maritime à La Rochelle.
Origines et importance de la famille
La puissante famille de LA LAURENCIE est originaire de Claix et de Charras dans le sud Charente.
Vers 1560, François de LA LAURENCIE, Seigneur de Claix et de Charras, épouse Marie de LA CHAMBRE.
Jean de LA CHAMBRE, père de Marie, avait acheté la Châtellenie de Villeneuve-la-Comtesse vers 1552. Il la cède vers 1560 à son gendre, François de LA LAURENCIE. C’est à partir de cette date que les LA LAURENCIE s’installèrent dans notre région.
Diverses branches de LA LAURENCIE furent propriétaires de terres et de châteaux ou manoirs à COIVERT (la Roche, l’Effort), VERGNE (la Malvau), VILLENEUVE LA COMTESSE, BREUIL LA REORTE (la Crignolée), BLANZAY SUR BOUTONNE, TONNAY BOUTONNE (Antraize), AULNAY (Beaulieu), TONNAY CHARENTE (Mourière), NEUVICQ LE CHATEAU en Charente-Maritime, CHADURIE et THIBAUDIERES dans le sud Charente, FRONTENAY ROHAN ROHAN (La Pierre Levée), CHIZE (La Thibaudière), THOUARS (Commanderie de Prailles) dans les Deux-Sèvres.
Les terres et le manoir de l’Effort, commune de Coivert, furent achetés par Jean-Charles de LA LAURENCIE, Seigneur de BLANZAY, vers 1715 à Jean Baptiste de CASTELLO (mort sans postérité et enterré à l’intérieur de l’église de La Croix-Comtesse). La famille de LA LAURENCIE de l’Effort a ensuite vécu à l’Effort. Plus tard, ils achèteront le domaine de la Crignolée, commune de Breuil-la-Reorte. (ce qui explique la naissance de Marie Alexandrine à la Crignolée en 1766).
Grand froid - Hiver 1709 - 1710
Nous avons retrouvé, sur les registres paroissiaux, le récit de Jacques GAUVRY, curé de notre paroisse qui avait relaté le terrible hiver 1709 - 1710 et l’année qui suivit. Voici l’intégralité du texte qu’il n’a pas toujours été facile de déchiffrer correctement en raison du mauvais état du document.
« C’est ici que finit cette année remplie de calamités et de misères, cette année funeste, cette année qui doit être fameuse à la postérité et dont les incidents fâcheux se feront ressentir dans les siècles à venir qui feront l’entretien des pères avec leurs enfants et que les enfants apprendront à leur neveux. Cette année avait eu pour précurseur une abondance de neige qui était tombée dès le vingt huitième octobre…de hauteur du pied qui dura deux jours, ce qui surprit tout le monde et surtout les vieillards de plus de quatre vingt ans qui n’avaient jamais vu neiger si abondamment en cette saison et ce fut de bien mauvaise augure pour tout le monde. En effet, le sixième de janvier de l’année suivante qu’on remarquera être…il se leva un froid extraordinaire qui fut suivit de neige dont il tomba une si grande quantité…le neuf, le dix, le vingt, qu’elle…sur la terre mais surtout la nuit….vend du Nord qui poussa la neige dans les lieux bas, en fit des montagnes…impossible de se transporter d’un lieu à un autre que de s’exposer à une perte manifeste, les abîmes étaient…et plusieurs virent la fin de leurs vies et le froid agit avec autant de violence que presque tous les noyers se sont trouvés gelés, des noyers et des chênes d’une grosseur prodigieuse et que plusieurs siècles avaient respecté. Les vignes, les oliviers, les châtaigniers et ensuite les froments, les seigles, les étuves eurent une même disgrâce et en peu de temps après tous les grains enchérirent si prodigieusement que le froment s’est vendu douze livres, la mouture six livres. On a donc été obligé d’ensemencer la terre jusqu’à trois fois puisque les baillarges qu’ont avait fait immédiatement après le premier dégel qui suivit la mi-février gelèrent encore et au mois de juin les orges, baillarges et froment qui étaient en petite quantité furent presque tours gâchés par un vent de mer si brûlant et si impétueux que les haies et les arbres, les…furent renversés ou paraissaient avoir passé par le feu. Les jeunes vignes qui avaient leurs ceps enfoncés dans la terre et qui n’avaient pas été gelés avaient leurs sarments en ces temps-là en fleurs. Ce vent brûla si bien qu’elles n’ont produit que peu, ce peu a fait un mauvais vin si bien que nous pouvons dire de cette année que ce que la neige a sauvé la gelée l’a perdu et que ce qui a été sauvé de la gelée a été gâté par les vents – ignis grando nix glacis sprictus grocellarim – ont varié – ligna fructira et omnes cedri – les oiseaux…les bêtes à quatre pieds n’ayant resté que très peu de gibier, très peu de perdrix et très peu de lièvres, tout cela joint ensemble nous fait cette année remplie de misères…qui ne finissent avec elle puisque…continue avec les suivantes… »
- J. GAUVRY, curé de la Croix.
Cahier de doléances de La Croix-Comtesse
Vous trouverez ci-dessous le cahier de doléances de la paroisse de La Croix-Comtesse.
Lorsque Louis XVI décida de convoquer les États Généraux, par lettre patente, il permit que des cahiers paroissiaux (ou cahiers primitifs) soient rédigés dans chaque paroisse.
Ces cahiers primitifs sont intéressants parce que collant à une réalité locale. Les cahiers de doléances présentés à Versailles en mai 1789 étaient des synthèses banales et stéréotypées.
A noter qu’à cette époque, la paroisse de La Croix-Comtesse dépendait de la généralité de Niort. Le cahier de La Croix-Comtesse est identique à ceux de Vergné et de Villeneuve-la-Comtesse.
« Cahier de doléances, plaintes et remontrances des habitants de la paroisse et communauté de La Croix-La-Comtesse coté et paraphé par première et dernière page pour être remis aux députés de cette communauté aux fins de le faire insérer dans le cahier de l’assemblée que tiendra Monsieur le Lieutenant Général de la ville de Niort le six mars présent mois, donnent pouvoir, lesdits habitants assemblés, de déclarer qu’ils gémissent sous la tyrannie des commis de bureaux si multipliés, qu’ils perdent la meilleure partie de leurs fruits et possessions à les solder, qu’ils sont accablés d’impôts de toute espèce, établis si arbitrairement, soit à la taille, soit aux autres subsides que les enfants sont forcés de payer la cote même professionnelle de leurs défunts pères, qu’ils sont contraints par des huissiers ou autres satellites, placés chez eux en garnison qui achèvent de les ruiner ; que cette masse énorme de subsides dont la moitié n’entre pas dans le trésor royal s’accumule depuis longtemps par l’abus des enregistrements que les commissaires départis obtiennent refusant toujours de faire droits sur les requêtes et qui ne soutiennent que leurs protégés par eux taxés d’office que jamais ils n’ont donné leur consentement à tant d’impôts ni à la manière de les percevoir que pour mettre fin à leur misère et les préserver du désespoir, ils se jettent aux pieds du père de la patrie leur bon roy pour obtenir de la justice la jouissance de leurs biens, conformément aux lois du royaume en fidèles sujets.
Ils demandent :
- 1° qu’aucune partie de leurs propriétés ne puissent leur être enlevée sous le nom d’impôt s’ils n’ont été préalablement consentis par les états généraux du royaume composés des députés librement élus par tous les cantons sans aucune exception et nommément chargés de leurs pouvoirs.
- 2° que tout citoyen ne puisse être détenu ou emprisonné qu’en vertu des lois du royaume.
- 3° que suivant les intentions du roy, les ministres et autres préposés au maniement des deniers publics soient à l’avenir responsables de l’emploi de toutes les sommes levées sur le peuple et que les sommes ou subsides soient également réparties entre tous les citoyens sans distinction de privilège à raison seulement de leurs propriétés.
- 4° que les dixièmes que messieurs les curés perçoivent sur les paroisses soient ôtés comme étant très nuisibles aux cultivateurs et qui occasionnent des procès sans nombres entre les curés et leurs paroissiens et qui le plus souvent ruine les uns et les autres et que pour tenir lieu de dixième il soit alloué une somme fixe à chacun de messieurs les curés.
- 5° qu’il soit permis de racheter les droits féodaux qui nuisent encore singulièrement aux cultivateurs en ce que très souvent ils perdent le fruit de leurs travaux par les mauvaises humeurs soit du seigneur, de son fermier ou de son terrageur qui n’aura pas voulu se rendre à la réquisition des tenanciers pour terrages soit leur blé soit d’autres denrées qui par leur retard se trouvent dans le cas de perdre leurs récoltes par des pluies continuelles qui peuvent survenir, seront tenus lesdits députés de faire insérer ladite déclaration des volontés des habitants de cette paroisse de La Croix La Comtesse dans le cahier de l’assemblée secondaire de la ville de Niort et de charger ceux qui seront élus à ladite assemblée secondaire pour être député à l’assemblée générale de Poitiers de la faire valoir et de ne consentir à la prorogation ou levée d’aucun subsides avant que ladite déclaration ait été adoptée et par eux proclamée.
Leur donnent néanmoins pouvoir de consentir aux subsides que les états généraux jugeront indispensablement nécessaires, toutes dépenses ou dons inutiles préalablement retranchés et qui ont unanimement dit être leurs volontés et ont tous signé sauf ceux qui ne le savent ».
Démographie
| Année Nombre |
1631 43 feux |
1685 67 feux (260 hab) |
1689 62 feux |
1709 64 feux |
1713 69 feux |
1716 70 feux |
1720 64 feux |
1744 76 feux |
1774 31 feux |
1789 102 feux |
| Année Nombre |
1806 285 |
1820 301 |
1872 - |
1876 354 |
1881 329 |
1886 302 |
1891 308 |
1896 283 |
1901 283 |
1906 286 |
| Année Nombre |
1911 277 |
1921 256 |
1926 239 |
1931 229 |
1936 213 |
1946 248 |
1954 239 |
1962 240 |
1968 207 |
1975 189 |
| Année Nombre |
1982 189 |
1990 161 |
1999 172 |
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- - |
- - |
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Source Cassini
Repères géographiques
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| TRIAUD Pierre | 1793 - 1794 | |
| MOYNET Jean-Louis | 1794 - 1808 | |
| DUVERGIER André | 1808 - 1818 | |
| LECULLIER Pierre | 1818 - 1828 | |
| LECULLIER Louis-Pierre | 1828 - 1834 | |
| GRAVAT François | 1834 - 1846 | |
| TOUCHAUD Henry | 1846 - 1847 | |
| BOSSÉE Henri | 1847 - 1848 | |
| TOUCHAUD Henry | 1848 | |
| FAVREAU Louis | 1848 - 1849 | |
| Louis BOUIN | 1849 - 1852 | |
| BOSSÉE Pierre | 1852 | |
| TOUCHAUD Henry | 1852 - 1858 | |
| LECULLIER Louis-Pierre | 1858 - 1861 | |
| MARCHESSEAU Pierre | 1861 - 1876 | |
| TOUCHAUD Henry | 1876 - 1878 | |
| MARCHESSEAU Pierre | 1878 - 1885 | |
| BOSSÉE Louis | 1885 - 1891 | |
| MARCHESSEAU Pierre | 1891 - 1896 | |
| BOSSÉE Louis | 1896 - 1907 | |
| PERTHUIS Léon | 1907 - 1919 | |
| Camille PETIT | 1919 - 1935 | |
| LÉTANG Prudent | 1935 - 1940 | |
| GILLOIRD Ernest | 1940 - 1944 | |
| GINDRAU Léon | 1944 - 1958 | |
| BOUSSEAU René | 1958 - 1959 | |
| DESCOMBES Louis | 1959 - 1983 | |
| BRISSEAU Pierre | 1984 - 1989 | |
| ROUX Jacques | 1989 - ... | |
| - | - | |
| - | - | |
| Jacques ROUX | en cours | |
| - | - |
Les notaires
Antoine DUVERGIER, Notaire Royal au XVIIIe siècle.
A savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
| Horaires | Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi | Dimanche |
| Matin | - | - | - | - | - | - | - |
| Après-m. | 14h00 à 18h00 | - | - | 14h00 à 18h00 | - | - | - |
Mairie - 16 rue Chaumes - 17330 LA CROIX COMTESSE
Tél. +33 (5) 46 24 60 52 - Tél/Fax : 05 46 24 60 52.
Dépouillements des registres paroissiaux
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Archives notariales
Patronymes
Remarques
Bibliographie
- Missing in Action - de M. Jacques PERRUCHON qui relate le crash d'un bombardier américain à La Croix-Comtesse le 5 mars 1944.
- La Révolution Française 1789-1799 dans la région de Saint Jean d'Angély de Jacques ROUX
- La Région de Loulay dans l'histoire de James BAILLARGUET
- Fiefs et Familles Nobles de la Région de Loulay de James BAILLARGUET, Michel et Pascal LACHETEAU
Voir aussi (sur GeneaWiki)
Liens utiles (externes)
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